Récemment lus :

Yannick Haenel
Gabrielle Wittkop
Eric Maria Remarque
Régis Debray
Kamel Daoud
 Voltaire
Amélie Nothomb
Dominique de Villepin
Aimé Césaire
Gaëlle Nohant
Exigence : Litterature


17 ans !

Exigence: Litterature
      ACCUEIL
      Rechercher
      Anciens éditos
      Réagir
      La théorie
      Vos Textes
      Bibliographies
      Concours et Prix
      Manifestations
      Vos publications
      Espace Critiques
      Livres en ligne
      Devenez Critique
      Liens
      Lettre d'info
      Recommander
      Mon Libraire
     
Exigence: Litterature Manifestations
Montherlant Aujourd'hui


Café de la Mairie
8 place Saint-Sulpice
Paris 75006
au premier étage - à 20 heures 30

Mardi 9 octobre 2012

Christian Dedet présente Montherlant aujourd'hui

en compagnie de Sarah Vajda, Pierre-Vincent Guitard, Philippe Almeras

Lecture de "La Reine Morte" & de "Service inutile"
éditions Paris Max Chaleil

Recru de souffrance physique et désespéré par la marche du siècle, Henry de Montherlant, le 21 septembre 1972, se tirait une balle dans la bouche après avoir absorbé - précaution supplémentaire - une ampoule de cyanure. Libre de toute éternité, le stoïcien romain venait de choisir la « sortie raisonnable ». Le courage et la dignité de cette fin - qui n'était pas sans similitude avec le « seppuku » du Japonais Mishima - furent unanimement salués.
Pourtant, l'œuvre de l'écrivain n'allait pas tarder à connaître une désaffection grandissante. Moins le purgatoire inévitable qui suit la disparition d'un géant des lettres que la défiance de nouveaux publics plus portés à la suspicion qu'à admettre les libertés et l'authenticité d'une vie. Publics encouragés en cela par les révélations vraies ou supposées de faux amis réalisant à leur heure ce vol de charognards qu'en sa solitude l'homme vieillissant pressentait.
Devrions-nous, de ce fait, réduire Montherlant à ses dissimulations et à ses faiblesses - lui enlever jusqu'à ce dernier leurre qui nous protège tous et qu'un jour il ne devrait appartenir qu'au Créateur de bien vouloir nous pardonner ?
Il est vrai que cet écrivain, sa vie durant, ne s'est jamais privé de cultiver l'équivoque et la provocation. Tout comme l'humour et la dérision de soi. Ne revendiquait-il pas lui-même - à demi mots, et parfois de façon explicite, voire véhémente - ces libres amoralités que les polichinelles ont monté en épingle ? N'avait-il pas pour habitude de défier les bienpensants, de soleil à soleil, au nom de moralités supérieures ? Ceci, aussi bien dans ses innombrables notes et préfaces que par les formules frappées « comme des médailles » qui parsèment son œuvre.
Au point de faire oublier - syncrétisme et alternance - chez ce pessimiste altier, son « extase de la vie », sa proximité si délicate des humbles, sa solidarité maintes fois exprimée avec les peuples humiliés. Le visionnaire du Treizième César était-il coupable d'avoir annoncé la venue de temps infâmes et l'ère du Veau d'Or ?


Les mardis littéraires de Jean-Lou Guérin

http://lesmardisdejeanlou.blogspirit.com


Toutes les annonces de cette rubrique Passer une annonce dans cette rubrique