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Xavier Lainé,


La poésie ne fait pas le printemps



Imaginez un instant un seul une fête ou un festival de musique sans musiciens.

Impensable, non ?

Imaginez un instant, un seul, un festival de théâtre sans comédiens.

Inimaginable, non ?

Imaginez un instant, un seul, un festival de danse sans danseurs, un salon du livre, des nuits de correspondances sans auteurs, ni éditeurs.

Inconcevable, non ?



Pensez à un concert dont les musiciens n’auraient aucun cachet ; à une mise en scène sans moyens, jouée ou dansée par des comédiens ou des danseurs sans rémunération ; à des livres sans droits d’auteur, donc à des écrivains sans ressources.

Imaginez-vous, vous-même, accomplir un travail sans pouvoir même envisager d’en tirer le moindre revenu



Y pensez-vous ?



Pouvez-vous donc envisager un instant un printemps des Poètes sans poètes ?

Des poètes restant inédits, leurs maisons d’édition contraintes à ne sélectionner que les plus connus d’entre eux ou à fermer leurs portes ?

Des scènes ouvertes quelques années qui se ferment ?

Une poésie considérée ici comme un simple supplément d’âme, invitant ceux qui voudraient participer à la fête à le faire gratuitement, quand la poésie est partie vitale d’eux-mêmes ???



Vous voici en face de ce qui reste quand ceux qui décident, aidés parfois bien inconsciemment par ceux qui profitent de leur notoriété, sont résolus à marginaliser le verbe insoumis.



De Villon à Char, la poésie est rebelle

La poésie se nourrit de la révolte et de l’insoumission

Elle donne la parole aux humbles et aux sans nom

Elle est la voix de ceux qui souffrent

Elle est la parole usurpée quand rien ne va plus

Le réconfort des peuples en errances



C’est pour ne rien perdre de ce fil, pour ne rien égarer de ce sens que vous êtes invités à écouter René Char en ses lettres d’amour :



Samedi 10 mars 2007, à 11heures

Librairie Le Petit Pois, rue de l’Eden 04100 Manosque



Une lecture de la « Lettera Amorosa » de René Char

par Xavier Lainé, poète