Exigence : Littérature



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A propos de Une heure avant l'éternité, Christian COMBAZ
Editions Fayard.



Ce roman, d'une manière qui fait parfois penser à un roman policier, met en acte l'inquiétude, la fascination, les penchants mystiques d'êtres humains faces aux pouvoirs de la technique, de la machine, de la science, des calculs mathématiques, pouvoirs qui semblent ceux d'un dieu. L'être humain n'a qu'à se mettre à l'intérieur de la machine toute-puissante, comme dans un ventre, et des prouesses techniques font qu'il y a de la part de cette machine-cocon une sorte de tentative d'envahir tout le psychisme de cet être humain enfermé dedans, soumis à toutes sortes de simulations, de productions d'images en relief et en quatre dimensions.
Dans la machine, dans le pod, la personne qui est volontaire pour l'expérience est entre les mains de la science, de la technique, des calculs mathématiques, ce qui produit une augmentation de la tension artérielle, une approche de la syncope, une sorte de saut, lorsque le dôme est vu (presque chaque expérimentateur parle de ce dôme, d'une manière mystique), dans l'au-delà ou l'en deçà de la vie. Chacun des protagonistes, mathématicienne, écrivains, financiers, etc... se trouvent peu à peu en contact avec des membres de leur famille déjà morts, retrouvent intacts des moments de leur enfance, comme si le temps était aboli, comme si tout était en simultanéité et non pas séparé dans le temps.
Ils peuvent miser sur d'énormes profits en Bourse, les possesseurs d'une machine si prodigieuse, si toute-puissante qu'elle promet la mise en simultanéité des événements de leur vie auparavant séparés dans le temps pour chacun de ses utilisateurs acceptant de se mettre à l'intérieur d'elle comme dans un ventre tapissé d'écrans produisant des images en relief. Cette machine, le pod, est évidemment très convoitée, puisqu'elle permettrait seulement par la technique agissant sur le cerveau, sur le corps humain par toutes sortes de simulations visuelles en relief de retrouver des événements et des personnes disparus, donc de ne plus rien perdre, de revenir dans l'en-deçà et au-delà où baigner dans le grand tout compassionnel. En fin de compte, il semblerait que le secret de cette machine parviendrait au Dalaï-Lama, en visite dans le sud de la France.
Roman très bizarre, où l'on oscille sans cesse entre une atmosphère de science-fiction, de roman policier et un questionnement à propos de tout notre univers technique de plus en plus sophistiqué, à propos de machines à produire des sensations vertigineuses dans les parcs de loisirs, etc...

Alice Granger