Exigence : Littérature



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Il y a des critiques obscures qui parlent aux critiques : leur style souvent lourd et chargé de significtions laisse libre cours aux interprétations intellectuelles peu abordables

N. Barberger, Le Réel de traviole, P.U.S., 2002.

Il y a des critiques obscures qui parlent aux critiques : leur style souvent lourd et chargé de significations laisse libre cours aux interprétations intellectuelles peu abordables. Nathalie Barberger écrit avec plaisir sans vraiment se soucier du récepteur universitaire auquel est destiné ce livre, mais suivant sans prétention, ce principe de parler de, de parler pour... nous pourrions dire après cette lecture : "c'est comme parler de quelque chose par plaisir, pour le partager"...assez loin de la critique universitaire. C'est en tout cas le sentiment retrouvé à la lecture du Réel de traviole.

Tel le XVIIIème dit "siècle des lumières", on peut parier sur le Xxème siècle qui s'écrira "siècle du traviole", qu'il soit "regard de traviole", "réel de traviole" ou "écriture de traviole". Le Réel de traviole marquera par ce titre, et grâce à son auteur, une empreinte : cette empreinte sur le Xxème siècle, celle de Bataille, Artaud, Leiris, Michaux et les autres, Nathalie Barberger la fait légère et filée comme son style d'écriture.

Maître de conférences de littérature française, Nathalie Barberger n'en a aucunement les contraintes académiques qui ne doivent point déborder le cadre littéraire : le titre "gros plan" nous rappelle que la photographie fait partie de son imaginaire et du nôtre, là où "Bouches" convoque à la fois le réel et le document, c'est-à-dire le texte de Bataille. Le mot de chanteur en "charabia" fait alors écho au "traviole", à ces mots désuets des bouches qui parlent avant d'écrire, ou pour convoquer Jean-Jacques, à un langage originaire d'une voix chantante, une écriture d'un langage vivant qui déborde et change.


Amélie Averlan

03/01/2003