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Cornélius Castoriadis

Cornelius CASTORIADIS
Les racines psychiques et sociales de la haine

Pour mieux comprendre ce qui est en jeu dans la haine nous utiliserons un texte de C.Castoriadis tiré de "Figures du pensable" (Carrefour du labyrinthe VI)

Il explique que: lorsque l'état originaire de tranquillité psychique est rompu, l'énergie initiale d'amour de soi se scinde en trois

1 - l'amour de soi rémanent: "mon ici et mon maintenant sont l'ici et maintenant tout court"

2 et 3 - l'amour et la haine pour le premier objet d'amour séparé. (bon et mauvais sein / bonne et mauvaise mère)

Il explique également que l'individu social est pour le
"noyau monadique de la psyché" (1) un objet étrange, autrement dit le "Je" social pour moi est un autre, ce qui engendre une haine de soi.

Le Je, essentiellement fabrication sociale, n'est pas davantage "moi" que ne l'est n'importe quel voisin ou passant. Contrairement à ce qui semble être généralement cru, cette haine de soi est universelle.

Haine de l'autre, haine de soi.

Les tendances destructrices des individus s'accordent admirablement à la quasi nécessité pour l'institution de la société de se clore, de renforcer la position de ses propres lois,...

C'est ce qui se passe dans les sociétés archaïques et traditionnelles, ainsi que dans les sociétés totalitaires modernes, c'est là la pente naturelle des sociétés et c'est dans une lutte à contre-pente qu'est engagée la démocratie.

Penvins

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On trouvera un autre état de cette réflexion dans le texte "Réflexion sur le racisme" (in
"Le monde morcelé" Carrefour du labyrinthe III)

(1)..., ce qui est souvent nommé improprement, "narcissisme primaire": la cloture représentationnelle, affective et désirante sur soi-même du noyau psychique originel. J'appelle ce noyau la monade psychique.