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Le docteur Destouches

Le docteur Destouches médecin hygiéniste



Louis Destouches a été formé par la mission Rockfeller il faisait alors partie de ceux que l'Ouest-Eclair appelait pompeusement les "anges exterminateurs du microbe assassin".

Il choisira plus tard de devenir médecin et sera embauché en 1924 par la Société des nations comme rédacteur à la section d'Hygiène.

LE MEDECIN

En 1918 après avoir rencontré le Professeur Follet - président du comité départemental d'Ille-et-Vilaine de lutte contre la tuberculose - il choisit de devenir médecin, passe ses deux parties de baccalauréat en 1919, se marie avec la fille du Professeur et commence des études qu'il terminera le premier mai 1924 en soutenant sa thèse consacrée à Semmelweis et à la lutte de celui-ci contre l'infection puerpérale.

Il ouvre un cabinet médical à Clichy en 1927... en 1929 il n'a pas réussi à se constituer une clientèle suffisante, il devient vacataire au dispensaire de Clichy.

Dans les notes de cette époque que nous connaissons de lui, le docteur Destouches s'en prend à la médecine savante...

C'est une scission qu'il faudrait provoquer entre la médecine savante, la médecine de recherches, la médecine d'agrégés, qui peut aller si elle le veut de subtilités en subtilités jusqu'à se perdre dans les nuages, et la médecine pratique, celle qui devrait avant toute autre être enseignée à l'hygiéniste et au médecin.

... la médecine bourgeoise...

la médecine bourgeoise est morte et bien morte, ce sont ses restes et son fantôme burlesque qui rend partout les assurances sociales paradoxales et inopérantes.

...et la médecine commerciale:

Cette toxicomanie populaire, par tolérance quasi illimitée des licences pharmaceutiques, fait bien plus de victimes annuellement que la cocaïne et la morphine, chacun de nous le sait.

fort de son expérience d'hygiéniste, il pense que le seul critère de santé est la possibilité de travailler:

Considérer l'état de santé et de maladie en fonction du facteur travail et presque uniquement en fonction de ce facteur, telle nous semble être peut-être actuellement la seule attitude vraiment sage et fructueuse de l'hygiéniste et du sociologue. CC3 p147

tout autre critère abondant dans le sens des malades qui

aiment leurs maladies [...] la choyent et s'en font une auto-punition qui répond exactement à un instinct social profond et bien mis en valeur par la psychanalyse.

et des médecins

…l'empoisonnement du malade par le médecin, répond non seulement à une nécessité commerciale, mais à l'immense désir du subconscient de mutilations et de mort du malade.

L'HYGIENISTE

Commencée par la lutte contre la tuberculose, présente dans sa thèse de médecine, sa passion pour l'hygiénisme se poursuivra comme on l'a vu dans son exercice de praticien. On peut s'interroger sur cette passion, mais on peut aussi constater qu'elle part d'un vrai sens de la médecine:

Celui qui aurait l'occasion actuellement de faire de l'hygiène précisément ce n'est pas l'hygiéniste, c'est le médecin praticien, l'hygiéniste n'a plus rien à faire depuis Pasteur, c'est le médecin praticien qui touche la vie, ce n'est pas l'hygiéniste.

ce pour quoi il se bat c'est pour une efficacité médicale qu'il ne trouve pas dans la médecine des médicaments:

importance d'enlever partiellement ces maladies à la médecine et à la pharmacie commercialo-byzantine pour les ramener économiquement à une médecine sociale économique et plus ou moins standardisée.

Penvins
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