Exigence : Littérature



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L'antisémitisme de Céline

A PROPOS DE L'ANTISEMITISME
DE L-F CELINE

Certains lisent Céline POUR ses idées, d'autres

CONTRE, je le lis AVEC ses idées

Je ne le crois pas lorsqu'il dit :

"Les idées, rien n'est plus vulgaire. Les encyclopédies sont pleines d'idées, il y en a quarante volumes, énormes, remplis d'idées. Très bonnes, d'ailleurs. Excellentes. Qui ont fait leur temps. Mais ça n'est pas la question. Ce n'est pas mon domaine, les idées, les messages."


Le propos est intéressant parce qu'il initie un nouveau chapitre de la littérature, mais les conditions dans lesquelles il a été émis en donne - vis à vis de l'homme Louis-Ferdinand Céline - une signification qu'il ne faut pas négliger, les idées sont au centre de l'oeuvre de Céline surtout lorsqu'il fait tout ce qu'il peut pour en atténuer la portée.

Et justement ce qui est intéressant avec Céline c'est qu'il révèle le non-dit de tous ceux qui - après la fin de la guerre - n'osent plus parler ouvertement.

Non pas les idées - avouées ou non - ces idées on les connaît, on sait ce qu'elles sont, mais bien plutôt ce que ressentent les français qui pensaient comme lui avant la guerre et qui n'ont plus la parole. Il en reste aujourd'hui qui malgré les leçons de l'histoire continuent de nourrir cette haine xénophobe, antisémite ou antimaçonnique... Mais quand on lit les romans d'après guerre de Céline, sachant ce qu'il a écrit auparavant, quand on le surprend parfois qui agite encore ses vieux fantasmes, ce ne sont pas seulement ses idées que l'on écoute c'est aussi l'homme et l'on est obligé de se dire pourquoi? Comment? un homme peut-il, malgré les horreurs dont il a été le complice, tenir encore de tels propos de haine. Et cela c'est bien sûr la force du style, s'il ne s'agissait que des idées ou des jérémiades d'un vieil antisémite, on ne s'arrêterait pas à le lire.



Penvins
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