Exigence: Litterature

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Littérature

Le texte d'Elisabeth Karine...


Fidèle à notre "slogan" "Le goût de la lecture, l'exigence de l'écriture" mais aussi à la définition que nous avons donnée ic
i: "Lire un auteur n'a jamais voulu dire partager ses idées, en retour combattre ses idées ce n'est pas mépriser l'homme. Tout le sens de la littérature est là. On peut avoir lu tous les auteurs, les avoir commenté abondamment, s'occuper de la postérité de leur oeuvre, si l'on n'a pas compris cela, on n'a rien compris" nous avons ouvert nos pages à Elisabeth Karine dont le texte nous a paru intéressant. Et il l'est. Cela ne veut pas dire forcément que nous partageons ses idées ni que nous les partageons toutes. La littérature c'est aussi l'occasion d'exprimer des idées et d'en débattre. Ce texte a suscité de nombreuses réactions que l'on trouvera ici mais qui pour la plupart ne nous paraissent pas à la hauteur de l'enjeu.

Elisabeth Karine nous parle du sentiment de l'amour en nous invitant à nous y abandonner. S'il ne s'agissait que de cela ce serait banal, c'est le discours commun de notre société chrétienne, ce qui est intéressant c'est qu'elle ait le besoin de l'exprimer, que ce ne soit plus le discours dominant et surtout bien sûr qu'elle le fasse en l'opposant au plaisir mais là encore je pourrais dire banal! Lisez votre magazine favori vous y trouverez depuis 30 ans de nombreux articles opposant la société hédoniste d'aujourd'hui à la société "humaine d'autrefois. Puisque selon Elisabeth Karine ce qui définit l'humanité ce serait précisément de pouvoir s'abandonner à ce sentiment.

Merde alors! Parce que s'il faut s'abandonner à nos sentiments cela veut dire que nous ne valons pas mieux que des singes, ou que les singes nous sont supérieurs parce qu'ils s'y abandonnent sans faire appel à leur jugement. Cela mérite quand même d'être discuté! L'amour serait-il le garant absolu du bien, ne tue-t-on pas par amour?

Il y a donc autre chose dans le texte d'Elisabeth Karine. Cet autre chose c'est bien entendu l'écriture. Cela veut dire le travail d'écrire, l'effort, l'exigence d'écrire aux deux sens du terme, cette exigence très forte qui permet de dire l'indicible, de dépasser l'apparence des mots, ce désir d'autre chose que la simple baise comme elle dit, ce désir du désir. C'est sans doute pour cela que je vous ai invité à la lire et que je vous invite à réagir à son texte, sans le simplifier.



Penvins