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La splendeur des Amberson - Booth Tarkington
dimanche 16 janvier 2011 par Jean-François Ponge

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Phébus (collection Littérature étrangère), 2001, 304 pp. (traduction de Jacqueline Duplain)

La famille Amberson est le fleuron de la ville que le « Major » créa dans le Middle West peu après la fin de la Guerre de Sécession. Richesse, domesticité à foison, renommée de cette nouvelle « aristocratie », ces valeurs sont censées être tombées dès sa naissance dans l’escarcelle de « Georgie », le petit-fils du Major. Beau à mourir, tout comme sa mère Isabel, il va faire des ravages dans le cœur de Lucy, la fille d’un inventeur, pauvre mais qui va faire fortune grâce à son idée d’introduire dans la ville les premières automobiles, au grand dam des propriétaires de voitures à chevaux. Tout semble bien parti pour une idylle romanesque genre « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Hélas, George Amberson, fort attaché aux privilèges de sa « naissance » (pas question de travailler, pas question de fréquenter la roture), va s’ingénier à pourrir la vie de sa famille et faire le malheur de celle qu’il aime plus que tout, sa propre mère, et le sien par-dessus le marché. Mélodramatique à souhait, le roman de Booth Tarkington dresse pourtant un portrait sans concession d’une certaine classe que l’on appellerait en Europe les « parvenus ». Le thème rappelle l’œuvre célèbre d’Emile Zola (« Les Rougon-Macquart »), qui se situe à la même époque, et le style n’en est pas très éloigné même si l’écriture est plus concise, modernité oblige. On se sent « accroché » dès les premières pages par le destin chahuté des nombreux personnages, et l’on comprend que ce roman ait inspiré un des cinéastes les plus doués de l’après-guerre, mais aussi des plus infatués de lui-même : Orson Welles. Il s’est tout de suite senti à l’aise avec son héros...

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