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Carnet pour habiter le temps, poèmes de Francis Krembel

Paru aux éditions les Carnets du Dessert de Lune, Bruxelles 2003

mercredi 6 décembre 2006 par Françoise Urban-Menninger

Bachelard affirmait que dans la deuxième moitié de sa vie, tout homme retournait sur les traces de son enfance. Le poète Francis Krembel nous dit "cette enfance éblouie où l’on cueille la lumière".

Etre poète, c’est peut-être n’avoir jamais quitté les images de cette enfance qui nous habite.Un objet, une odeur les raniment :"le poêle blanc est là/et renaissent des hameaux d’enfance".

"Le temps d’avant" est bien celui des tout premiers émois, il est également celui d’un inconscient collectif que l’auteur appelle "la vieille humanité". "La momie du temps", image saisissante à la fois baroque et hallucinatoire surgit alors "sur un chariot/aux roues de bois".

L’homme habite le temps et non l’inverse car l’homme est de passage, en attente de sa mort, même s’il semble l’avoir oublié. Défier le temps ne sert à rien car "le temps est notre maître unique".

Pire en s’efforçant d’occulter sa mort, "l’homme désapprend l’élémentaire" et sans cet "élémentaire" "le coeur s’ankylose".

Cet élémentaire, le poète et l’enfant peuvent nous le restituer dans le bonheur des mots qui nous aident à "partir" ou à "s’étoiler la vue". Les images ouvrent des brèches et taillent dans l’imaginaire des trouées éblouissantes de lumière où les feuilles mortes sont des "hosties blanches", où "les arbres hennissent" et où "la mémoire vit une géologie nouvelle"...

La poésie de Francis Krembel est "un chant du monde" où les pierres et les arbres nous parlent. C’est une poésie cosmique où "l’homme infiniment nu" se prépare "à l’ultime et lente chimie"..."et pourtant...", ajoute le poète.
Peut-être suffirait-il que l’homme accepte de n’être que de passage pour "goûter à la paix des étoiles" ? Mais rien n’est moins sûr !

Le poète en vient même à s’interroger sur son rôle qu’il juge dérisoire.Restent les "poèmes qui se font/malgré le doute profond/sur ce qu’on nomme l’humain/l’amitié des mains"...

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