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Trésor d’Olivier Larizza de Jean-Paul Klée

Poèmes parus dans la collection l’Ombellie aux Editions des Vanneaux, prix Claude Vigée décerné par Charles Walker

lundi 15 juin 2009 par Françoise Urban-Menninger

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Jean-Paul Klée est tout à la fois un trouvère et un jongleur des temps modernes qui écrit et lit ses textes avec une verve et une truculence inégalées. Jean-Pascal Dubost n’hésite pas à proclamer dans un article que "la poésie de Jean-Paul Klée bande"...

Car l’impudeur chez Jean-Paul Klée est omniprésente, elle dénonce l’hypocrisie et réveille les consciences, elle insuffle puissance et lyrisme à des textes venus des profondeurs de l’être...

Des textes où la mort du père, ami de Jean-Paul Sartre, dans un camp de concentration au Struthof en 1943, imprègne et sous-tend une souffrance toujours latente, une révolte contre l’injustice que rien n’attise, que rien n’apaise...Sinon cette amitié avec un autre écrivain, Olivier Larizza, auquel il dédie ce recueil tel un immense élan d’amour qui jaillit à l’instar d’ une eau pure et limpide.

On retrouve le style propre à Jean-Paul Klée qui fait imploser le langage et le pousse dans ses limites extrêmes avec une surenchère de trémas, d’adjectifs, de superlatifs...

Jean-Paul Klée est dans le trop, mais un trop fabuleux qui déborde l’imaginaire, le sien, le nôtre dans une féerie qui réenchante l’univers de la poésie. "Il faudrait que parmi nous les fées/reviennent souvent car l’on est/trop malheureux "endiablés" noircis par le/"mauvais sort" de la Mort qui nous fée/tellement tort !...on ne peut plus continuer/.
Jean-Paul Klée continue pourtant, les mots accompagnent sa respiration, ses gestes quotidiens, ses pensées, les soins qu’il prodigue à sa mère âgée et surtout cette amitié pour Olivier Larizza pour lequel, dit-il :"j’ai orienté/toute ma vie vers cela qui/de mon ami vers moi se dessinait".

On songe immanquablement à La Boétie et à Montaigne :"Parce que c’était lui, parce que c’était moi".

Nul doute que l’on est pris sous le charme de la poésie de Jean-Paul Klée qui opère telle une musique envoûtante qui n’en finit plus de nous ensorceler par "imageries", "broderies" et autres "diableries" pour finir sur une ultime et émouvante déclaration d’amour à Olivier Larizza qu’il rejoint déjà par-delà le poème, dans cet au-delà où lui dit-il :"je te prendrai contre moi&/dans tes cheveux bleus j’irai/sanglotant ?...".
A n’en pas douter, la fée poésie, sur cette amitié-là, s’est penchée pour faire remonter à la clarté du jour "les pierreries du sentiment".

Françoise Urban-Menninger

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