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La dame noire - Stephen Carter - Laffont 2009
mardi 30 mars 2010 par Meleze

Quelqu’un qui aime les USA , un pays toujours en évolution ne pourra pas manquer d’ouvrir la dame noire et d’y prendre un grand plaisir.

Sur 700 pages on assiste à la description de trois générations de la bourgeoisie noire partie de Sugar Hill à Harlem pour une ascension sociale qui les a conduites à la Présidence de la Confédération.

Le noir est noir. C’est à dire que la couleur de la peau est en même temps allusion à l’intrigue policière. C’est encore un clin d’oeil à Carter Brown.

Et on trouve dans ce livre les influences assez fortes de Russel Banks qui aime aussi les successions intergénérationnelles et de Dan Brown qui a donné l’exemple d’un roman policier le Da Vinci Code, construit sur le décryptage d’un jeu de piste permettant justement tant de rebondissements que ça devient parfois un peu lassant.

Le grand thème de l’auteur est celui de l’adolescence sur laquelle il a une citation très intéressante à savoir que « l’adolescence est une invention de la civilisation ». La disparition du travail des enfants dans la communauté afro-américaine des Etats-Unis d’Amérique et son remplacement par des longues années au domicile des parents suivies par des études rarement passionnantes, lui semble un bouleversement explicatif de bien des troubles sociaux.

L’adolescence intervient ainsi deux fois au cours de ce roman : chez l’une des héroïnes qui est une jeune fille de 16 ans environ et chez les assassins qui sont unis par le secret qu’ils ont imposés au sujet du crime de leur jeunesse qui pourrait compromettre leur carrière.

L’adolescence l’emporte ainsi sur l’autre thème qui est celui de l’économie politique qui au début nous avait passionné mais qui malheureusement s’efface derrière le thème de l’adolescence au fur et a mesure qu’on avance dans l’intrigue.

Au début le livre est très rigoureux. L’assassin est celui qui maximise la somme de ses intérêts. Mais qui est alors la victime ? Et comment l’économiste pourrait caracteriser le fait que la mort met un terme à son utilité sociale ?

Car l’auteur s’efforce de soumettre chacune de ses trois parties à un théorème d’économie politique. La victime ayant exercé cette profession d’économiste croit pouvoir laisser un héritage et une influence à l’aide de ce qu’elle a enseigné. Elle manque alors d’expliquer sa propre défaite et ce manque est sans conteste un défaut de construction dont souffre l’auteur. Il aurait dû alors abandonner le contexte du roman policier pour un véritable roman à la Musil, célèbre auteur de « l’homme sans qualités » c’est à dire pour un roman dont des 60 à 70 subdivisions des 700 pages seraient introduites par des principes d’actions énoncées avant que d’être mises en oeuvre.

Meleze



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