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Le Réalisme

lundi 16 février 2009, par Meryème Rami
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Aborder la problématique du réalisme revient à soulever un certain nombre de questions annexes. C’est un concept à plusieurs dimensions qui implique des débats concernant la vraisemblance, la représentation…

1- Qu’est-ce que le Réalisme ?

1.1- Naissance d’un concept

Chronologiquement parlant, le mot réalisme comme tous les substantifs en isme est l’apanage de la critique moderne qui a vu le jour au début du XX ème siècle. Avant son apparition, on a toujours mené une réflexion autour du rapport qu’entretient la Littérature avec le Réel. Généralement, la critique associe le terme en question à l’école réaliste française, en tenant compte de l’association largement répandue Réalisme = XIX ème siècle. Toutefois, certains critiques ont tendance à croire que cette équation rassemble, paradoxalement, des tendances théoriques et esthétiques diverses.

D’après Ian Watt, « le « réalisme » fut apparemment employé pour la première fois comme désignation esthétique en 1835 pour indiquer « la vérité humaine » de Rembrandt en opposition à « l’idéalité poétique » de la peinture néo-classique ; il fut consacré plus tard comme terme spécifiquement littéraire par la création en 1856 de Réalisme, journal édité par Duranty. ». [1]Généralement, le Réalisme désigne un courant qui régit la sensibilité, l’idéologie et les pratiques littéraires des années 1850-1870.

Par ailleurs, la plupart des mutations, tout au long de l’histoire littéraire, se sont faites au nom du Réalisme, sous-entendu : au nom d’un réalisme plus intense que celui des prédécesseurs. Il s’agit plus d’une impression de réalisme que d’une reproduction parfaite du vécu : « en lisant les œuvres réalistes, le lecteur doit avoir l’impression qu’il a affaire à un discours sans autre règle que celle de transcrire scrupuleusement le réel, de nous mettre en contact immédiat avec le monde tel qu’il est. ». [2] De ce fait, le réalisme en littérature, demeure davantage un idéal : « celui de la représentation fidèle du réel, celui du discours véridique, qui n’est pas un discours comme les autres mais la perfection vers laquelle doit tendre tout discours… ». [3]

C’est un concept qui parcourt toutes les esthétiques : « Il est au cœur de l’esthétique classique, qui est une esthétique du vraisemblable. Il est au cœur de la réaction romantique menée au nom d’une plus grande vérité en art. Il s’identifie au mouvement réaliste-naturaliste, avec lequel les choses prirent une tournure encore plus nettement militante (« toute la vérité ! »). À tel point que le réalisme a fini par coïncider avec le roman du XIX ème siècle. ». [4]

L’analyse du réalisme se heurte à plusieurs obstacles. Sur le plan sémantique, il sert à désigner, durant des siècles, tout art représentatif. Sur le plan esthétique, le réalisme n’est pas vraiment apprécié par de nombreux critiques qui considèrent ses attributs fondamentaux (objectivité, élimination du Moi…) comme l’antithèse de la création artistique.

1.2- Essai de définition

Comment définir le réalisme ? Le Petit Robert propose quatre significations :

  1. Ancienne doctrine platonicienne de la réalité des idées, dont les êtres individuels ne sont que le reflet.
  2. Conception de l’art, de la littérature, selon laquelle l’artiste ne doit pas chercher à idéaliser le réel ou à en donner une image épurée.
  3. Tendance à décrire, à représenter les aspects grossiers, vulgaires du réel.
  4. Attitude de celui qui tient compte de la réalité, l’apprécie avec justesse (opposé à irréalisme).

Le Petit Robert présente plusieurs facettes du mot, les acceptions sont parfois incompatibles. La première paraît éloignée dans le temps, c’est une acception qui n’est plus d’actualité. La deuxième signification s’inscrit dans une perspective de rejet : tendance de l’art qui s’écarte de l’idéalisme en art. La troisième anticipe la signification précédente : représenter ce qui était marginalisé en art notamment tout ce qui relève du quotidien, des bas-fonds de la société. La dernière définition est plus ou moins conciliante : attitude qui prend en considération la réalité, qui s’adapte au réel.

À considérer la définition du mot, on peut dire que le réalisme a reçu, tout au long de son évolution, non seulement des significations différentes mais aussi des appréciations et des qualifications contradictoires. Parfois, on apprécie la considération du réel ou du concret qui permet de valoriser le sens du réalisme. Toutefois, l’attrait excessif pour la vulgarité incite les détracteurs du réalisme à dénoncer, au nom des bonnes mœurs, la déviation de cette doctrine et sa déformation de la réalité. On peut parler d’une véritable « vocation polémique » dans le sens où « le terme se posait en s’opposant et s’érigeait contre quelque chose, dans la contestation de valeurs et, d’une manière ou d’une autre, dans l’affirmation d’autres valeurs. ». [5]

Communément, le réalisme est perçu comme une doctrine qui se limite à représenter uniquement tout ce qui relève du réel, du vrai par opposition à l’idéalisme. Refléter le réel, sous ses différentes facettes, sous ses configurations les plus courantes, telle est la mission qu’il se donne. Ses caractéristiques sont : le goût de la vérité c’est-à-dire de ce que la majorité de l’humanité admet comme vrai ; le rejet de ce qui relève de l’imaginaire ; la représentation crue du monde c’est-à-dire sans altération de la réalité.

Si le réalisme est généralement considéré comme une doctrine réactionnaire à l’égard de l’idéalisme, il est conçu, toutefois, comme un ensemble de normes esthétiques instituées à une période donnée de l’histoire littéraire et qui a donné naissance à ce courant appelé le Réalisme.

1.3- La vraisemblance artistique

Dans son article « Du réalisme artistique », Roman Jakobson s’interroge sur ce qu’est le réalisme pour le théoricien de l’art ? Tout en essayant de répondre à la question, il dénonce toutes les confusions se rattachant à la notion de réalisme.

Pour Roman Jakobson, il s’agit d’un « courant artistique qui s’est posé comme but de reproduire la réalité le plus fidèlement possible et qui aspire au maximum de vraisemblance. Nous déclarons réalistes les œuvres qui nous paraissent vraisemblables, fidèles à la réalité. ». [6] Aussi, Roman Jakobson soulève quelques ambiguïtés : « 1- Il s’agit d’une aspiration, d’une tendance, c’est-à-dire qu’on appelle réaliste l’œuvre que l’auteur en cause propose comme vraisemblable ; 2- on appelle réaliste l’œuvre que celui qui la juge perçoit comme vraisemblable. » [7] . En se situant du côté de la production, il s’agit davantage d’un projet, d’un programme d’auteur. Du côté de la réception, est réaliste toute œuvre jugée vraisemblable par le récepteur. Pour Roman Jakobson, la confusion vient de l’amalgame de ces deux positions.

Toutes les révolutions, donnant naissance à de nouveaux mouvements littéraires, se font au nom du Réalisme jusqu’à en adopter l’appellation au XIX ème siècle. En effet, la plupart des courants littéraires ou artistiques font de la fidélité au réel leur principal cheval de bataille. Roman Jakobson affirme que pour pouvoir apprécier le degré de réalisme de telle ou telle école, la tendance générale est de la confronter à ce réalisme du XIX ème siècle qui devient la référence majeure en matière de vraisemblance. À partir de là, Roman Jakobson établit l’identification du Réalisme avec l’école artistique qui porte le même nom au XIX ème siècle.

Commentant les réflexions de Roman Jakobson, certains critiques [8] proposent une autre classification :

  1. Le réalisme comme projet de l’auteur, projet qui peut être conçu soit comme déformation des canons esthétiques, soit au contraire, comme adéquation à une tradition antérieure.
  2. le réalisme perçu par le lecteur qui soit approuve les conventions artistiques en cours, soit les rejette comme altération de la réalité.
  3. Le réalisme comme école artistique historiquement déterminée, celle du XIX ème siècle.
  4. Le réalisme comme procédé, c’est-à-dire comme style d’écriture dominée par certaines figures rhétoriques.
  5. Le réalisme comme exigence d’une motivation conséquente, c’est-à-dire comme remplissage justificatif de la mise en œuvre narrative du texte.

Dans son ouvrage La Poétique, David Fontaine [9] analyse la théorie de Roman Jakobson en évoquant la relativité généralisée du réalisme. Il semble partager le même constat que Philippe Hamon dans son article « Un discours contraint » : « Sa conclusion [celle de Jakobson] semble être que le « réalisme » en littérature est principalement une question de convention esthétique, une sorte de programme ou de concept tactique invoqué par une génération d’écrivains pour se démarquer d’une génération précédente, que par conséquent il est vain d’en chercher des critères formels spécifiques, et que l’on peut tenir pour acquise « la relativité de la notion de réalisme ». ». [10]

Donc, à partir de toutes ces réflexions sur le Réalisme, on peut affirmer qu’il s’agit plus d’une adaptation que d’une conformité au réel, d’un projet d’auteur qui essaie de construire une image particulière de la réalité.

2- Une doctrine controversée

2.1- La représentation réaliste

L’histoire littéraire confirme constamment cette relation intime qui lie le Réalisme au XIX ème siècle. Erich Auerbach est l’artisan majeur de cette confirmation dans son livre Mimésis qui demeure la principale référence concernant la notion de « représentation de la réalité ». Le projet de l’auteur est assez ambitieux puisqu’il se propose d’élaborer une histoire de la littérature occidentale en suivant comme fil directeur, à travers les périodes littéraires et à travers la diversité des œuvres, le problème de la représentation de la réalité.

À partir de l’étude linguistique d’une œuvre, Auerbach dégage la pensée d’une période et sa culture. Au terme de sa démonstration, on aboutit à ce qui pourrait s’assimiler à une définition de l’œuvre réaliste comme :

  1. une œuvre sérieuse,
  2. qui combine divers registres stylistiques,
  3. qui n’exclut la description d’aucune classe sociale,
  4. qui intègre l’histoire des personnages dans le cours général de l’Histoire.

L’assemblage de ces quatre composantes permet à Erich Auerbach de confirmer que le XIX ème siècle français est le siècle qui répond le mieux aux critères du réalisme moderne. Par ailleurs, Erich Auerbach semble hésiter quant à la détermination précise de ce que pourrait être une œuvre réaliste définie à la fois comme un texte sérieux et comme un texte qui entremêle plusieurs niveaux stylistiques. En effet, le sérieux est considéré parfois comme une caractéristique stylistique, parfois comme une intention du genre.

Erich Auerbach prend ses distances à l’égard du XVIII ème siècle perçu, en général, comme l’avènement du réalisme moderne et dénonce cette représentation du réel basée sur les clichés et les stéréotypes. Il ne s’agit pas uniquement d’insérer dans une œuvre des événements qui relèvent de la vie quotidienne, ni d’inscrire les personnages dans le mouvement de l’Histoire pour parler de réalisme sérieux, il s’agit d’un projet d’auteur qui s’intègre dans l’évolution conceptuelle et scientifique de son époque.

2.2- Le réalisme bourgeois

Roland Barthes apporte une nouvelle réflexion sur le réalisme bourgeois en déclarant que « la littérature bourgeoise est idéaliste ; elle choisit dans la masse du réel, uniquement ce qui peut justifier ses prétentions idéalistes. C’est une littérature sélective, qui aménage le réel pour n’en donner qu’une image rassurante. ». [11] Donc, le réalisme ne serait qu’un choix d’auteur visant à refléter, non une image fidèle de la réalité, mais à donner une image adaptée aux aspirations de l’idéologie bourgeoise.

Toutefois, l’idéologie bourgeoise et les différents conflits qu’elle véhicule (notons que le XIX ème siècle, qui a vu la commémoration de cette nouvelle classe sociale a connu une grande instabilité politique) amènent une orientation subversive chez les écrivains révoltés en déclarant « comme réel ce que précisément la bourgeoisie s’efforce de cacher. Le réel, c’est alors ce qui est tabou […]. Mais comme il y a choix, promotion de ce qui était laissé en dehors de la littérature, on peut dire que le réalisme bourgeois est un idéalisme bourgeois inversé. ». [12] Finalement, le réalisme ne serait qu’un prétexte pour exprimer des idées révolutionnaires, pour introduire des thèmes jusque-là exclus ou censurés de la littérature. Pour Roland Barthes, il faudrait lire, derrière cette intention-prétexte, une intention moralisante qui cherche à se cacher derrière la science et la documentation.

Par ailleurs, le réalisme est une affaire de signification ; c’est « l’art qui saisit la structure profonde d’une société. Saisir la structure veut dire discerner l’important (le typique) et rejeter l’insignifiant : le réel c’est ce qui est signifiant. Le réalisme est l’art des significations justes. ». [13] Dans ce cas, le réalisme ne saisirait qu’une certaine image intentionnellement construite pour servir une certaine cause, une quelconque vision –limitée- du monde. Où résiderait cette signification juste ? Cette restriction ne constitue-t-elle pas un danger ? En soulevant ces questions, Roland Barthes [14] dénonce le côté limitatif du réalisme dans le sens où l’idée même de justesse présente un danger moral. Du moment que le réel est qualitatif, le réalisme socialiste ne peut qu’être sélectif

3- Une esthétique de conventions

3.1- Représentation conventionnelle

L’examen de la notion de « représentation » -élément essentiel dans le projet réaliste, nous a révélé le passage de « peindre fidèlement le réel » comme tâche première du réalisme à « faire vrai » selon des conventions précises. Que ce soit en peinture ou en littérature, le réalisme ne peut être qu’un projet se basant sur des conventions. Langue ou peinture, tout est conventionnel. Dans ce sens, se conformer au réel, revient à maîtriser certaines techniques dans une discipline ou une autre.

Le concept de « vraisemblance » -une des composantes fondamentales du réalisme, permet de reconsidérer le degré de conformité de l’œuvre non pas au réel mais au genre auquel elle se rattache puisqu’il s’agit, en premier, d’une construction stylistique ou rhétorique du réel. Ce qui définit la notion de vraisemblance en art c’est le conditionnement de la représentation et la perception artistiques par des règles conventionnelles et par l’habitude à l’image de la peinture où « l’appréciation du degré de « réalisme » est conventionnelle puisque, lorsque, nous sommes placés devant le tableau lui-même, nous avons tendance à oublier que c’est à une représentation construite (par exemple selon les lois de la perspective) et apprise que notre regard, lui-même éduqué, est confronté. ». [15] Pour démontrer ce caractère conventionnel de la représentation réaliste, David Fontaine [16] introduit des exemples déterminants notamment dans le domaine de la peinture : si les lois de la perspective résultent d’une méthode spéciale de projection de l’espace, sur une surface, selon un point de vue unique, la décomposition cubiste est la conséquence de la pluralité des points de vue, supposé plus fidèle au volume des objets.

C’est la perception du réel ou le regard porté sur le monde, selon qu’on le conçoit unique ou multiple, qui détermine le choix de tel ou tel procédé et par conséquent la création ou l’insertion de nouvelles techniques picturales. Autrement dit, toute perception nouvelle du monde –et la représentation qui s’en suit, se fait à partir d’une certaine conception du réalisme.

3.2- Réalisme textuel ?

Le réalisme s’inscrit dans une logique de réaction et de ralliement à l’esprit progressiste et scientiste qui gagne du terrain au XIX ème siècle. Cet esprit scientifique se traduit, dans le domaine de l’écriture, par le souci d’objectivité, l’usage d’un style plus ou moins détaillé, le renoncement à la subjectivité et le recours au document qui sert de caution au réel.

Si l’illusion figurative est certes possible en peinture, qualifier une description littéraire ou un discours poétique d’expression langagière réaliste serait inconcevable. Les aspirations réalistes en littérature amènent une question cruciale celle de la conformité du langage au réel. La langue peut-elle copier le réel ? Jusqu’à quel point l’écriture peut-elle refléter le réel ? Peut-on d’ailleurs parler de discours réaliste ? Sur quels critères se baser pour porter tel jugement ? Peut-on parler de réalité verbale ?

S’agissant de l’écriture, Guy Larroux affirme que tout est conditionné par « les représentations collectives de l’idéologie ». Plusieurs facteurs se réunissent pour imposer à l’écrivain et à son public un certain type de représentation. Aussi, « le langage ne peut […] imiter que du langage, et non une réalité non verbale. ». [17] Au fait, le langage est un moyen d’expression qui ne peut en aucun cas coïncider avec une réalité qu’elle soit interne ou externe. Le discours ne peut que signifier le monde, le représenter à sa façon à l’aide de stratégies linguistiques et stylistiques, mais non l’imiter. La langue exprime la réalité, elle ne peut la créer.

La reproduction de la réalité passe désormais par un ensemble de procédés susceptibles de rendre crédible ou de construire cette réalité. Donc le réalisme, projet référentiel, tend, au moyen d’outils lexicaux, stylistiques, textuels à créer cette illusion du vrai et du vécu dans le but de « dissimuler toute règle et de nous donner l’impression que le discours est en lui-même parfaitement transparent, autant dire inexistant, et que nous avons affaire à du vécu brut, à une tranche de vie ». [18]

Le réalisme vise à restituer la réalité telle qu’elle est en se conformant au système des représentations en vigueur et en obéissant à des codes artistiques précis. À partir de là, « une contradiction naît entre le projet –peindre le réel quotidien et ordinaire- et sa réalisation qui passe par un surplus de technique, d’artifice et de style. Plus de vérité implique plus d’art. ». [19]

Parfois considéré comme conformité à quelques conventions répandues, le Réalisme se rattache à une question d’adaptation du discours à un objectif esthétique déterminé. Il ne se fonde pas seulement sur la création d’une réalité illusoire, mais aussi sur une certaine interprétation ou compréhension particulière du réel. Comme toute écriture suppose des effets de sens intentionnellement recherchés, la prétention du projet réaliste à « faire vrai » à l’aide de l’artifice du langage est certainement à mettre en doute. On ne peut que souligner, en fin de compte, ce paradoxe consistant en la prétention du réalisme à refléter la réalité au moyen d’artifices tout en sachant que la langue ne peut aucunement copier le réel.

Notes

[1] I. WATT, « Réalisme et forme romanesque », in Littérature et réalité, Paris, Seuil, 1982, p. 13.

[2] 2.Littérature et réalité, ouvr. col., Paris, Seuil, 1982, p. 7.

[3] 3. Idem, p. 7.

[4] 4. G. LARROUX, Le Réalisme, Paris, Nathan, 1995, pp. 5-6.

[5] 5 . Idem, p. 10.

[6] 6 . R. JAKOBSON, « Du réalisme artistique » (1921), in Théorie de la littérature, Textes des formalistes russes réunis et présentés par T. Todorov, Paris, Seuil, 1965, p. 99.

[7] 7 . Idem, p. 99.

[8] 8 . Notamment G. LARROUX, op. cit., p. 15, P. HAMON dans son article « Un discours contraint », in Littérature et réalité, op. cit., pp. 121-122.

[9] 9 . « Jakobson montre qu’il faut en fait distinguer, sous le terme « réalisme », la prétention de l’auteur à la vraisemblance, le jugement arbitraire du lecteur concernant celle-ci, des procédés esthétiques, comme la mise en valeur du détail inessentiel, et enfin l’existence historique d’une école littéraire du XIX e siècle ainsi baptisée, alors même que la plupart des révolutions littéraires, du classicisme au surréalisme, se sont faites au nom d’une fidélité plus grande à la réalité. En fait, le réalisme est toujours relatif à un langage artistique et aux conventions de la représentation. », in D. Fontaine, La Poétique. Introduction à la théorie générale des formes littéraires, Paris, Nathan, 1993, p. 66.

[10] 10 . P.HAMON, op. cit., p. 121.

[11] 11 . R. BARTHES, Œuvres complètes, T I, Paris, Seuil, 1993, p. 549.

[12] 12 . Idem, p. 549.

[13] 13 . Ibid., p. 550.

[14] 14 . Ibid., p. 550.

[15] 15 . G. LARROUX, op.cit., p. 28.

[16] 16 . D. FONTAINE, op.cit., p. 66.

[17] 17 . G. LARROUX, op. cit., p. 26.

[18] 18 . Littérature et réalité, op. cit., p. 9.

[19] 19 . G. LARROUX, op. cit., pp. 75-76.

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