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Tamina Beausoleil
dimanche 5 mars 2017 par Jean-Paul Gavard-Perret

Tamina Beausoleil : ne cherchons pas ailleurs l’objet de nos fantasmes

Tamina Beausoleil, « Autour de la Source », Galerie de la Voute, Paris (Mars2017). Même lieu actuellement « On ne dormira jamais » Exposition collective de Tamina Beausoleil, Corine Borgnet, Cornelia Eichhorn, Iris Gallarotti, et Nathalie Tacheau

Tamina Beausoleil crée un univers onirique où l’éros jouxte la « vanité ». Elle révèle parfois le comique de l’épouvante, la clownerie des tabous. Seule la pudeur évanescente ou « burlesque » dévoile « le » secret du corps féminin que les hommes « amnésient ».
L’artiste donne des coups dans l’idéologie masculine sans pour autant afficher une posture militante. Sa révolte est plus profonde. Il s’agit de retrouver une paix souveraine où la femme n’est plus prise par n’importe qui et pour n’importe quoi.
Dans sa vie comme dans ses œuvres Tamina Beausoleil ne cesse d’affirmer une liberté souveraine. Elle creuse, troue, étend ses chemins d’investigations. Elle ose un art qui tord la coquetterie pour laisser apparaître ce qui tenu comme « inconnu », clandestin, absorbé, épongé.
L’écriture plastique devient nôtre par animaux interposés. Plume, peau, pelage, écorce, écaille décorent l’auge où nous habitons. Mais sans ces animaux l’être est improbable. Preuve qu’il est un et innombrable. Il est de l’ordre de l’antre et de la bauge où bat son ventre porcin qui accouche de la chimère.
Manière aussi pour Tamina Beausoleil de rappeler que nous ne sommes déjà plus de notre monde mais de celui des abattoirs. L’art ne coupe plus notre groin. Elle montre les mensonges de nos brames amoureux. Et tout ce qui s’y cache.
Une telle « radiologie » de l’inconscient à travers pégases, ours, poules faisances etc. de nos propres ténèbres lève des « couleuvres » d’une sexualité particulière de façon métaphorique. Exit la représentation humaine. Les jeunes filles n’auront pas besoin de fard pour aller aux « party ».
Une chaleur fauve monte dans le mitan de la nuit. De diurnes nous devenons nocturnes. En nous auscultant, l’artiste nous rend comme elle nyctalope : les animaux qui nous hantent nous les voyons.

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