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Le Diamant et le duvet, poèmes d’Albert Strickler

Recueil paru aux Editions du Tourneciel, collection L’Ecureuil volant

samedi 10 février 2018 par Françoise Urban-Menninger

Le poète et éditeur Albert Strickler dédie un recueil de poèmes de 120 pages au seul flocon de neige...Autant dire que sa plume patine avec grâce et légèreté sur la page blanche " (...) pour dire/ la musique du flocon".

Ce flocon minuscule qui a suscité l’intérêt de scientifiques tels Kepler ou Descartes, ou du photographe Wilson Bentley qui a réalisé plus de 5000 clichés
de ces petits cristaux de glace, est indubitablement d’une complexité sans pareil.

Plus de 3000 structures ont été identifiées par Kepler, par ailleurs une commission internationale de la neige et de la glace se passionne pour l’étude de ces insaisissables et merveilleux flocons...C’est dire "le royaume sans frontière", pour reprendre une expression d’Albert Strickler et de l’infiniment petit qu’il appelle également "le chef-d’oeuvre pointilliste rêvé".
Le flocon devient alors le vecteur du poème et se prête à une myriade de métaphores.

Ce "sceau de la merveille" renvoie à cette joaillerie de l’éphémère qui joue avec la lumière. "Bijou de buée froide", "ombre d’une boucle d’oreille", "Rivière de diamants de la neige", l’auteur passe insensiblement d’une vision tangible à une rêverie intérieure qui ne fait plus qu’un avec le poème.

"J’habite un rouet de lumière", "J’habite une verrerie d’art", l’auteur se fond dans l’atome même du flocon jusqu’à devenir ce flocon "Dans la même liquéfaction/ Le corps et l’âme".

Cette synesthésie dans l’immaculé de la page blanche mêle dans une fête joyeuse et sensorielle, l’image de la mariée à la musique de Schubert, on boit "le vin de glace" mais toujours "La gelée royale/ Du poème suffit"...
Car un seul vers sur le blanc de la page suffit à nous éclairer. "Rien qu’un drap blanc qui file" et le flocon essaime, il est "Le si peu/ Le tant/ le Tout".
Poésie de l’éphémère Le Diamant et le duvet nous ramène dans l’univers des "riens somptueux" qu’Albert Strickler affectionne car ce sont ces riens de lumière qui nous font tenir debout, le poète nous l’affirme :"Le flocon/ Danse l’équilibre/ De sa chute".

A nous d’inventer la nôtre, de composer dans la légèreté et la grâce avec notre finitude afin de continuer à avancer sur "La corde invisible".

Françoise Urban-Menninger

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