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Sans ajouter une ride, Claude Wind

Recueil de poèmes paru chez L’Harmattan dans la collection "Poètes des cinq continents"

mercredi 19 septembre 2018 par Françoise Urban-Menninger

Après un premier recueil "Les poèmes de la pierre perdue, suivi de Circumambulation autour de la croix" pour lequel Claude Wind a obtenu le prix littéraire de l’Académie rhénane, l’auteur longtemps tourné exclusivement vers la chanson, poursuit son cheminement intérieur avec un nouvel ouvrage "dont le poème tente la traversée".

D’emblée, le ton est donné avec les deux premiers vers du livre "Sans ajouter une ride au monde/ j’écris un poème". D’évidence chaque écrit de ce recueil compose "le poème" qui tel une source de lumière éclaire le temps qui s’écoule au fil des jours.
Cousine de la lucidité, la lumière tient le poète en éveil et Claude Wind de nous interpeller quant à la peur qui tel "un soleil renversé" nous renvoie à nos angoisses existentielles. Dans le même esprit à la fois clairvoyant et visionnaire, l’auteur dénonce le cercle des" poètes assoupis" auquel il a conscience d’avoir appartenu puisqu’il écrit :" ...alors que nous pensions/ à nos habits de soie, et, à nos festins de/ vanité derrière nos murs aux paupières/ si hautes que nous nous croyions/
hors de portée de la pluie noire".
Dans ce recueil, nul habit de soie, c’est l’âme nue que Claude Wind entreprend la traversée de soi et peu importe la finalité car seul compte le chemin.
C’est "ce quelque chose" qui "est passé" que le poète tente d’appréhender et de retenir "dans le sans fond du ciel". Ce "sans fond", c’est l’essence même de la poésie, c’est elle qui permet de "tenir bon".
Dans "Icare dans la nuit", l’angoisse se fait jour, "l’or brûle" et le poète de nous confier ces vers éblouissants taillés dans le vif de la chair et de l’âme :"Et l’on tire à soi la corde d’ombre/ pour ne pas s’étrangler davantage".
Mais Claude Wind confond à dessein sa nuit intérieure avec le poème qui le traverse et c’est encore et toujours le soleil qui ravive son cri et ses écrits quand il évoque : "Le soleil sur la poussière des livres..."
Le dernier vers "Et le soleil danse..." nous laisse dans la tête une image irradiante qui nous invite sur la page blanche à entrer dans la danse éclairante des poèmes de Claude Wind.

Françoise Urban-Menninger

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