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Roxane - Lionel-Edouard Martin
lundi 8 février 2021 par penvins

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Editeur : Le Bateau ivre

Avec Roxane, Lionel-Edouard Martin affronte une césure et tente de jeter une passerelle par-dessus le temps, de reprendre langue avec [sa] ville natale. Il nous fait part d’un impossible dialogue entre ceux qui sont revenus et celui qui aimerait s’installer à la campagne, mais en ignore la musique. Impossible retour vers un monde que vous ne connaissez plus. Un village fantasmé qui refuse d’accueillir celui qui non seulement a coupé tous les liens, mais se présente sous une fausse identité. Le projet va tomber à l’eau. Le zig est un doux rêveur qui vous emmène sur de fausses pistes, vous n’êtes pas dans la claire logique du réel. Maxine, la fille de l’écrivain local ne dit-elle pas qu’elle a pris de son père l’habitude de parler par métaphores.

Je t’ai vue au beau milieu d’un rêve, tirée de La belle au bois dormant, dessin animé de Walt Disney, cette chanson nous met peut-être sur la voie.

Remarquons que le roman est divisé en quatre parties portant pour titre les quatre derniers mois de l’année. Lionel-Edouard Martin en épigraphe cite Victor Hugo : J’ai cru que c’était une ripaille c’est une agonie.

Roxane à laquelle, en doux rêveur, le zig ne cesse de penser comme à sa fille, c’est aussi le prénom de sa mère, cette mère dont il ne s’éloigne jamais que de quelques centaines de kilomètres, précisant : jamais très loin de maman… si proche d’elle qu’il s’est réservé une place dans son caveau. Un caveau pour deux c’est le plus raisonnable, on y sera bien côte à côte.

Près de la belle au bois dormant, donc. Je veux un cadran solaire et des fantômes, la demoiselle d’autrefois tout de blanc vêtue…

Servi par une langue orale, ce conte plein de franche rigolade oppose donc un doux rêveur, prétendument parisien, à des retraités revenus au village. On pourra y voir une sorte de bizutage, une façon de rappeler au zig que : La cambrousse, c’est un héritage, [qu] ’il faut que ça vienne de loin, on admirera surtout cette langue parlée qui rebondit sans cesse, se nourrit d’elle-même et ayant l’air de ne pas y toucher vous emmène :

« au beau milieu d’un champ de blé, comme un p’tit coquelicot » c’est comment la suite, maman qui chantait toujours ça, la chanson de Mouloudji ?

Tout est dit. Avec beaucoup de pudeur.



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