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Et toucher doigt nu la pulpe de la lumière - Albert Strickler

Poèmes parus aux Editions du Tourneciel

mercredi 22 décembre 2021 par Françoise Urban-Menninger

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D’emblée le titre suggère la continuité dans cette quête qui définit le rôle du poète. Cette quête inlassable n’a ni commencement ni fin, elle traverse l’auteur, la conjonction "et" dans le titre du recueil en témoigne. La lumière traverse le poète, Albert Strickler tente de l’appréhender par l’écriture dans le corps du texte.

La photographie de couverture signée Olivier Klencklen nous donne à voir des feuilles d’or de l’arbre aux quarante écus, à savoir le Ginkgo biloba réputé pour sa longévité qui peut aller jusqu’à mille ans !
Dès lors, la couleur est annoncée, elle se décline dans les ors et la féerie de chaque vers où l’auteur chante sa "lancinante soif d’absolu".
Le poète use à foison de la métaphore filée car il porte en "bandoulière" "le sac du Semeur". C’est ainsi que le feu intérieur du poète, qui couve sous la cendre, embrase le verbe. L’on songe à "La psychanalyse du feu" du philosophe Gaston Bachelard qui affirmait que seule la rêverie créatrice est à même de transcender les ambiguïtés en ajoutant que "le chemin mystérieux va vers l’intérieur".
Albert Strickler s’inscrit de manière tangible et charnelle dans ce propos lorsqu’il évoque "ses poumons de lumière". Le recueil tout entier devient une farandole de lumière , un feu de joie où virevoltent les lucioles de ses vers.
On y croise des figures tutélaires, telles Sainte Lucie "couronnée de bougies" ou encore Odile, la patronne de l’Alsace dont la source miraculeuse "guérit ma cécité d’homme", écrit avec humilité Albert Strickler. Et l’auteur d’ouvrir les yeux sur cette ronde des quatre saisons où les lumières diffèrent dans une fête toujours renouvelée jusque dans cette épitaphe où il se décrit "Petit Poucet flambeur/ je dévale ma vie/ dans un vertige de joie/Un fou rire de lumière". Mais l’auteur, lucide, lorsqu’il appréhende la lumière de trop près tel Icare, de nous prévenir : "La même lumière/ qui nous sacre chaque jour/ A la fin nous pulvérise" et de nous éclairer sur cette quête qui est une fin en soi "Mais tu quitteras la terre/ comme tu es venu au monde :/ affamé de lumière". Cependant, Albert Strickler possède "...la couverture/ de survie de la poésie" qu’il partage avec nous dans ce lumineux recueil !

Françoise Urban-Menninger



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