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La mutation d’Olivier Larizza

Recueil poétique paru aux éditions Andersen

jeudi 3 mars 2022 par Françoise Urban-Menninger

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Lors de sa "mutation" en Martinique à l’Université des Antilles entre 2003 et 2014 où Olivier Larizza fut nommé maître de conférences, il se lança dans un cycle poétique qu’il intitula "La vie paradoxale". "La mutation" est le troisième recueil de ce cycle "autobiographique" qui voit le jour après "L’exil" et "L’entre-deux" signés par celui qui se qualifie lui-même "d’auteur navigateur" entre Strasbourg et la Martinique.

Olivier Larizza nous prévient d’emblée dans sa préface "La poésie-ma poésie- ne se calcule pas" et de nous renvoyer derechef à "L’universel goût de soi-même" !
Ce retour sur sa vie passée, dans ce qu’il a également appelé "L’entre-deux", est aussi la parenthèse d’une jeunesse que l’auteur, avec le recul et les années, "n’aime pas trop"...
Le 14 mai 2011, Olivier Larizza écrivait "...Danseur latino je fais mon/ piètre numéro mes plumes de paon/ déployées je rayonnais/ d’un soleil torsadé".
L’on savoure ces vers emplis d’auto-dérision car l’humour donne toutes ses couleurs à ces écrits où le poète déclare "J’ai trop distillé la limonade/ que l’on boit sans soif sous les tilleuls/ verts de la promenade".
Et c’est bien à une promenade littéraire entre la Martinique et Strasbourg, en passant par Genève ou Verdun ou encore Paris que l’auteur nous convie au coeur de l’intime où "la mutation" au propre comme au figuré transmute ses écrits.
Olivier Larizza nous le confie dans sa préface "L’année 2011 me fit donc passer, à trente-six ans et avec pas mal de déconvenues, de Peter Pan un brin Casanova & Dorian Gray à ce qui ressemble peu ou prou à la maturité d’ homme".
Voilà pourquoi ce petit recueil nous interpelle en nous renvoyant à nos propres mutations ou métamorphoses. L’écriture y scintille à l’instar des vagues où la mer "azurait" les pensées du poète, les vers jouent à saute-mouton sur la plage des mots dans "un précipité de souvenirs" qui ressuscitent "les fantômes" exhumés des tiroirs du passé avant que l’adieu aux tropiques ne signe "l’adieu à la poésie".
"Le Narcisse-poète" tel que l’auteur se nomme, a plongé son regard dans l’eau de ses écrits, non pour s’y perdre ou s’y noyer, mais bien pour "s’y redécouvrir tel l’homme aux mille visages" qui renaît "dans un continuum narratif".

Françoise Urban-Menninger

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