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Magma - Lionel Edouard Martin
mardi 26 mars 2013 par penvins

Magma

c’est toujours un plaisir renouvelé que de lire Lionel-Edouard Martin et ce court texte ne déroge pas à la règle.

Intéressant avant-texte où l’auteur précise sa manière d’écrire à l’écoute des phrases qui lui viennent ayant l’œil à la rêvasserie et l’oreille à la rythmique, pour finalement composer un poème symphonique précisant avec raison au moins pour la longueur du texte en tout cas d’une forme mise en œuvre ce qui me paraît être une définition très juste de ce travail sur la langue particulièrement réussi.

Musique !

De connotations en assonances, Vulcain, le démon de midi, rôde autour de cet immense phallus érigé sur le parvis de... Montparnasse. Et Quasimodo, à vrai dire un poète avec juste un petit ventre quadragénaire, s’y invente au fil de son langage intérieur une internaute. Le rappel d’un vers un peu détourné Mon âme est une infante en robe de couvent dont on cherche l’auteur puis se le rappelant avec désinvolture Sa main dans la tienne, et à la tienne Etienne, parce qu’il s’appelait Albert Samain, partir avec elle sur les chemins de la petite ville qui ressemble à toutes les autres villes. Telle une petite musique où les thèmes reviennent et se répondent, les mots par leur étymologie : libertine, liber, libre, livre ou par simple évocation : très cliché/Clichy, Montparnasse, à pied... construisent avec l’auteur - et le lecteur – un univers irréel. L’entretien des tombes évoque les dalles puis J’ai la dalle, mangeons et puis plus loin comme en écho l’heure de la croûte et ainsi de suite avec beaucoup de légèreté sans même que le lecteur y prête toujours attention plus occupé qu’il est à savourer la musique des mots de ce poète tout en oralité au sens commun du mot, mais aussi bien sûr au sens psychanalytique.

Petit à petit le texte avance, les mots servent de clefs d’un chapitre à l’autre, ritournelles que l’on reprend, motifs que l’on rejoue, enfance que l’on retrouve dans cette ville qui ressemble à toutes les villes ; et finalement alors que l’on avait gagné le parvis par le métro, à la fois pour ne pas voir cette tour monstrueuse et pour rester sans doute dans cet espace souterrain où l’on peut encore être un bébé quand même, c’est par le bus que l’on repartira dans la ville, après avoir plus ou moins admis qu’elle, cette femme libertine, ait été possédée par cet amant si beau au pied de cette tour gigantesque.

Je n’en tire aucune conclusion, il n’y a pas à en tirer sinon qu’une fois encore Lionel-Edouard Martin nous a enchantés de ses fantasmes et de sa rythmique. Grâce lui en soit rendue.

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