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Les insolitudes, Eloge à la terre de Bérangère Thomas

Deux recueils de création poétique parus chez Edilivre

vendredi 5 avril 2013 par Françoise Urban-Menninger

Poète, musicienne, enseignante, Bérangère Thomas s’investit tous azimuts dans la création littéraire. Auteure de plusieurs livres, elle collabore à différentes revues et plus encore, elle préside l’association internationale des Amis de Paul Verlaine qui vient d’acquérir en 2011 à Metz la maison natale du poète comme lieu de patrimoine littéraire. C’est également à son heureuse initiative qu’est né le concours de poésie Paul Verlaine à Metz.

Dans "Les insolitudes", Bérangère Thomas nous confie avec beaucoup de charme et de délicatesse le secret qui anime sa poésie éminemment festive, elle nous le révèle avec grâce et humour dans le titre de l’un de ses poèmes en prose "J’ai fantaisie"... Dès lors, pour peu que l’on prête l’oreille, on entend la musique des vers qui coule limpide à l’instar d’une fontaine qui devient source d’inspiration "Quand l’eau du ciel fait des merveilles". Et des merveilles dans ce recueil, il y en a ! Le poème en prose "Plus de saisons" nous invite à goûter le miel d’ une ruche bourdonnante", où les images, les mots et les sons se font fête dans un charivari qui ne peut que nous ravir.
Mais plus encore, Bérangère Thomas nous fait entrer de plain-pied dans une féerie qui "inspire le silence" au coeur même du poème où elle nous interpelle :"Rêvez, amis, rêvez, sans perdre la cadence". Et dans un rythme qui nous tient corps et âme dans une danse lumineuse du verbe, nous renouons avec "les musiques d’eau" qui nous remémorent celles de Paul Verlaine. On perçoit l’écho des jets d’eau qui "sanglotent d’extase"dans "Les fêtes galantes" et qui resurgissent "en douce ivresse de cristal" dans la poésie de Bérangère Thomas pour voler "en éclats de mots à la claire fontaine". Avec elle nous n’avons qu’une envie, celle de nous y pencher "Quand les heures s’enfuient"pour puiser dans la "Fontaine des Anges" ne serait-ce qu’un seul "instant ensoleillé".

Cette joie qui transparaît dans les poèmes étoilés de l’auteure et dont elle écrit qu’elle est la "joie de la lumière qui se repent de tout" se transforme en un cri au bord du vide qui vibre et irradie dans le second recueil intitulé "Eloge à la terre". Bérangère Thomas y lance un appel au plus haut de la cime des arbres qu’elle affectionne et ce cri est amplifié, voire relayé par "le cri des arbres" qui "résonne dans notre fibre".

Et l’auteure de scander ses vers, de les marteler dans une élégie qui s’élève telle une longue plainte car "Homme, il faut te convaincre !"...
Mais le poète n’a que sa rime pour convaincre l’humanité en perdition, il lutte à mots nus pour délivrer son message :"Un arbre nu se penche/ Et incline sa tête/ Sur les hommes en folie".

Ce sont les arbres encore qui "hantent l’horizon fermé" mais dans "la fable de l’arbre", Bérangère Thomas clôt son recueil sur une ultime note d’espérance, présage d’un recommencement possible où l’homme est appelé à retisser ses liens au monde dans cette forêt intime où son âme de rêveur a planté ses racines.

Françoise Urban-Menninger



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