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Le passé imposé - François Blistène
lundi 28 avril 2014 par penvins

La pensée réactionnaire par l’absurde.

Dans une fable décalée autour de la figure du père, François Blistène va jusqu’au bout d’une logique anti-moderniste et fait la démonstration par l’absurde de la folie réactionnaire. Avec infiniment de légèreté, il nous entraine dans une sorte de conte où celui qui devrait couper le lien avec le passé, tout au contraire, tente de protéger ses enfants du monde et de les garder auprès de lui dans ce qui fut son propre univers avant que le monde moderne ne vienne le polluer.

Le monde d’aujourd’hui hyper protecteur ressemble bien sûr à une matrice, la nouveauté c’est peut-être que ce sont aussi les pères qui jouent ce rôle, mais surtout, c’est que l’on voit émerger des courants de pensée qui voudraient que l’on revienne en arrière et que l’on se coupe du monde tel qu’il est devenu. François Blistène s’est amusé à construire une histoire dont le héros est obsédé par la nécessité qu’il ressent de soustraire sa progéniture au monde tel qu’il est, ce qui bien entendu est irréalisable, pire cette tentative d’imposer son passé à ses enfants les pousse à rechercher les mille tentations stupides dont il aurait aimé les préserver.

Coincé dans cette logique totalitaire, il en deviendra fou au point de vouloir tuer ses propres enfants et d’y réussir... en partie.

Le ton de l’ouvrage où les références à la fable sont explicites, mais en même temps où l’auteur tient toujours ses distances avec humour :
Je ne me rappelle plus, si dans la fable, l’ogre réussit à rattraper les enfants.
Sans doute.

comme s’il indiquait au lecteur où son histoire allait en venir ! n’hésitant pas également à se moquer de ceux qui tenteraient de lire entre les lignes :
Elle comprenait presque toujours les auteurs, mais rarement leurs exégètes - preuve de sa bonne santé mentale !!!
ce ton qui refuse de se prendre au sérieux par politesse ou par pudeur fait de ce court roman un petit bijou à la manière des contes classiques, voire voltairiens, qui ravit le lecteur comme le critique.

Ce deuxième roman dont quelques indices font penser qu’il fut écrit il y a plusieurs années vient enrichir une oeuvre prometteuse.



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