jeudi 27 novembre 2025 par penvins
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Françoise Urban-Menninger présente ici plus de quarante nouvelles courtes, voire très courtes qui répondent parfaitement à la loi du genre. De ce recueil se dégagent toutefois des thèmes qui, avec humour mais aussi et surtout avec empathie, j’allais dire avec tendresse, nous replongent dans un monde en voie de disparition. Une place toute particulière est donnée à la vieillesse et à la mort.
Françoise Urban-Menninger s’interroge avec légèreté en jouant avec la langue, ses lieux communs, ses jeux de mots et ses expressions idiomatiques comme pour exorciser le tragique de la vie mais aussi rendre compte de la sagesse mélancolique de celles qui « Folles à lier » voient venir la « mort annoncée » sans vraiment y croire.
Ses personnages sont déjà ailleurs, nostalgiques d’un temps révolu et des chansons que fredonnait la génération précédente.
Certes Mme Henri est un peu ridicule quand elle refuse de boire parce que ce n’est pas sa tasse de thé mais outre que je soupçonne le récit d’être inspiré par le titre de la nouvelle et non l’inverse, le lecteur lui pardonne son attachement à cette tasse que lui avait offert son époux défunt.
C’est bien avec la langue plus encore qu’à travers le conte que Françoise Urban-Menninger aime à jouer. On en repérera de nombreux exemples, retenons la dextérité avec laquelle elle retourne la comptine il « pleut bergère » pour échapper au comportement moutonnier de ses contemporains.
L’héroïne de la nouvelle écrit.
Depuis que j’ai compris qu’il m’était imparti de dénoncer la noirceur qui s’est emparée de notre civilisation, je ne bêle plus !
J’écris, j’écris…
Ceci n’est pas un aveu comme nous pouvons le constater, mais c’est très certainement une nécessité, pourquoi ne pas le dire une exigence. d’une auteure que l’on connait également par ses critiques.
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