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Zoartoïste et autres textes de Catherine Gil Alcala

Ouvrage de théâtre/poésie paru aux éditions La Maison Brûlée

jeudi 9 novembre 2017, par Françoise Urban-Menninger
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©e-litterature.net
Zoartoïste est une oeuvre théâtrale totalement inclassable qui nous plonge d’emblée dans une fantasmagorie onirique doublée d’une loufoquerie débridée que l’artiste décline en quinze miroirs.

Catherine Gil Alcala possède ou plus exactement est possédée par une écriture à nulle autre pareille qui nous ouvre la famboyance baroque de territoires insoupçonnés, voire archaïques ayant partie liée avec notre inconscient collectif et les archétypes tels que les concevait Carl Gustav Jung.

C’est ainsi que le titre même de cet opuscule "Zoartoïste", Catherine Gil Alcala "l’a entendu dans un rêve", affirme-t-elle dans une interview. " Zoartoïste" est un mot valise où l’on retrouve pêle-mêle : zoo, Zoroastre, Artaud, taoïste, artiste, autiste, théiste....On peut également ajouter "Zarathoustra" de Nietzsche qui renvoie à Zoroastre, le prophète de l’éternel retour.

On songe encore aux textes surréalistes d’Arrabal, notamment à son poème "Clitoris" ou à "Viva la muerte", on peut de même évoquer l’humour de Jarry, la folie d’Artaud mais aussi les tragédies antiques...

L’écriture de Catherine Gil Alcala est tout cela à la fois et bien plus encore ! Dans le miroir sept, les images abondent, débordant la page, faisant imploser le poème sous les mots :"Je tombe, hérissée dans le vide, les veines des branchages des arbres déracinés saignent sur l’horizon, des nuages vrombissant d’insectes s’échappent de l’écorce qui explose".

Délire, transe, poésie exorcisante ou exutoire théâtral, Catherine Gil Alcala revient à la source même du cri qui génère toutes les béances jusqu’à faire parler ou hurler les bouches d’ombre qui hantent nos nuits.

Un rythme incantatoire à la fois hallucinant et hypnotique confère à cet ouvrage un souffle quasi démiurgique. Tel Icare, l’auteure franchit les lignes de l’indicible pour se brûler les ailes au soleil d’une poésie oraculaire où les mots sont de chair et de sang.

Catherine Gil Alcala fait s’écrouler toutes les frontières mentales pour créer un art total qui mêle la poésie, le théâtre, la danse, la musique, la peinture... C’est une funambule qui telle"La jeune fille méduse" dans le miroir quatorze "glisse vers une autre rive de l’autre côté de la vie".

L’écriture déroutante mais toujours envoûtante de Catherine Gil Alcala n’a pas fini de nous charmer au sens vrai du terme, c’est dire son pouvoir enivrant et son emprise magique sur le lecteur !

Françoise Urban-Menninger



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