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Les Geishas de Stephanie Mackenzie

jeudi 8 mai 2014, par Jean-Paul Gavard-Perret
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©e-litterature.net

La geisha représente la femme dont la nudité se pense sans être le moins du monde exhibée. Son érotisme est donc inséparable de ce qui efface la mise à nu. Tout demeure aporique. La Geisha nippone est donc la parfaite opposée de la prostituée occidentale dont le parangon est le Madame Edwarda au bordel de Bataille. Celle-ci écartant les jambes exhibe son sexe en disant au voyeur : « regarde-le car il est ton dieu ».

Avec Stephanie Mackenzie - fidèle à une tradition qu’elle renforce par divers mixages - la seule apparition est l’habillage cérémoniel. Il provoque le trouble et attise le vertige. Si bien que le décryptage des vêtements et du maquillage devient un art érotique. Il se rapporte à la transverbération d’un coït mental.

La vision appelle à un décryptage et une projection. La mise en scène crée une exaltation par le piédestal d’un fonctionnement fixé d’avance. La geisha y impulse une relation mentale là où paradoxalement l’érotisme devient absolu : nul organe ne le relativise.

La femme dite légère ne fixe pas des images : elle les volatilise en une énergie pensive et libidinale. Mais elle est tout autant la condensatrice qui utilise la perspective visuelle afin de développer un dérangement physique en déplaçant le centre de l’émotivité masculine.

Stephanie Mackenzie accentue cette mise en scène et met en tension de tels détournements culturels. Elle accouple l’énergie du désir à celle du regard sur un corps enrichi de plumes. La pulsion est prise au piège de signes métaphoriques et d’efflorescences.

Le sexe appelle selon une union envisagée d’abord sous le sceau du regard.
Mais la femme reste enveloppée de sa chrysalide
L’élan est sa mesure
Là où l’œil voit et ne voit pas
Dans un perpétuel à venir.
Il fait chez le voyeur
Que le présent est à chaque instant
Le recommencement du temps.

Jean-Paul Gavard-Perret

http://mackenzie.virb.com/geisha

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