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Louis-Philippe Dalembert : Le roman de Cuba

(Editions du Rocher, 2009, 271 pp.)

samedi 9 janvier 2010 par Jean-François Ponge

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Tout d’abord il faut savoir que "Le roman de Cuba" n’est pas un roman, en tout cas pas au sens où on l’entend habituellement, car tous les personnages ont existé, et pas seulement dans l’imagination de l’auteur. A travers quelques événements-phares, qui ont marqué l’histoire de Cuba depuis l’arrivée des premiers européens jusqu’à la chute de Batista et la mort du Che, Louis-Philippe Dalembert, auteur haïtien francophone, exalte l’esprit d’indépendance de ce pays qui lui est cher au coeur. Comme tout amoureux déçu de Fidel Castro, porteur de tant d’espoir dans le monde caraïbe (et ailleurs), il nous montre que la lutte armée peut trouver sa justification lorsqu’elle représente le combat du faible contre le puissant, le processus s’inversant malheureusement lorsque le faible devient le puissant à son tour et oublie d’où il vient. Tant d’événements douloureux ont ainsi ponctué l’histoire de la grande île caraïbe et lui ont permis d’acquérir ce caractère universel, à travers sa musique notamment, grâce au brassage de toutes les ethnies, cultures et religions. Tout commence par la résistance des occupants originels, les taïnos, aux incursions successives des envoyés de sa très gracieuse(?) majesté la reine Isabel, incursions guerrières menées par un Christophe Colomb avide de richesse et de gloire. Ce n’est que le début d’une longue suite de combats, allant de révoltes d’esclaves en luttes contre les occupants successifs qui ont tenté de prendre pied sur ce bastion avancé du Nouveau Monde, clé du commerce maritime avec l’Europe. Avec la verve qui le caractérise, Dalembert brosse une suite de tableaux colorés, qui se lisent comme autant de nouvelles, avec comme trame de fond un amour puissant pour la liberté et un message d’espoir pour tous les opprimés. L’espoir déçu de la révolution cubaine laisse un goût amer, en fin d’ouvrage, mais l’histoire n’a pas dit son dernier mot...

Critiqué par Jean-François Ponge le 1er janvier 2010

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