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Revue Nue(e) N°69 - Michèle Finck
dimanche 26 mai 2019 par Françoise Urban-Menninger

Revue fondée par Béatrice Bonhomme et Hervé Bosio


photo : Laury Granier,

La revue NU(e), comme son nom l’indique, témoigne d’une volonté d’aller vers l’essentiel au-delà « des chapelles poétiques ». Le numéro 69 dédié à Michèle Finck consacre l’une des figures majeures de la poésie féminine contemporaine confirmant ainsi que le e de Nue(e) loin d’être muet, donne la parole aux femmes.

Ce numéro 69, coordonné par Patrick Née avec la collaboration de Béatrice Bonhomme et Danielle Pastor nous donne à découvrir dix poèmes inédits de Michèle Finck mais aussi des interviews, des lettres d’Yves Bonnefoy, Claude Vigée, Bernard Noël, Salah Stétié…
Un hommage en musique de Gualtiero Dazzi avec la reproduction de la partition du Prélude du Boulevard de la Dordogne nous remémore que Michèle Finck, professeure de littérature comparée à l’université de Strasbourg, oriente ses recherches dans les correspondances entre la poésie, la musique, la peinture, la danse et le cinéma.
De très nombreuses critiques émanant de Fabio Scotto, Jérôme Thélot, Muriel Denèfle, Laetitia Reibaud, Irène Gayraud et de bien d’autres auteurs mais aussi des poèmes offerts par Pierre Dhainaut ou Laurence Bresse-Chanet ajoutent leurs notes de lumière à ce numéro exceptionnel.
L’on y redécouvre avec émerveillement une œuvre empreinte de grâce qui nous mène au-delà de nous-mêmes sur les bords de l’infini. Le beau portrait de Michèle Finck « Reine du jour, reine de la nuit » réalisé par Laury Granier dont on se souvient du très onirique film « La momie à mi-mots » où l’auteure fut actrice aux côtés de Carolyn Carlson, nous accompagne tout au long de la lecture de ce précieux numéro.
Car Michèle Finck nous le rappelle, sa vie et son œuvre ne font qu’un, un livre se doit d’être « une condition de vie sine qua non » ! Qu’ajouter de plus à ce cri qui traverse toute l’oeuvre de l’auteure ? Sinon que la douleur dans son recueil « Balbuciendo » lui a permis de rejoindre, comme elle le dit, « l’universalité de la douleur elle-même ».
Ce cri qui traverse l’être nous traverse à notre tour dans ce numéro où il nous est donné d’appréhender l’âme nue de Michèle Finck, elle écrit dans son poème « La Montserrat criant » : « Pas cri personnel. Cri universel/ De l’humanité qui souffre. Souffle/ Epique. Energie du cri. Crève le noir./ Cri ouvre tous les possibles »
Et l’absence de point final à ce poème nous invite à entrer dans ce cri qui fait danser l’âme nue à son acmé dans une musique qui nous emplit de son silence assourdissant.

Françoise Urban-Menninger

www.revue-nue.org/

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