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Quand j’étais gosse et autres histoires alsaciennes

Récits de Gustave Stoskopf, traduits par Noctuel aux Editions Arfuyen, Prix du Patrimoine Nathan Katz 2009

mercredi 25 mars 2009 par Françoise Urban-Menninger

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Etrangement ces récits rédigés en alsacien, qui sont l’équivalent des contes d’un Alphonse Daudet en Provence ou des nouvelles d’un Maupassant en Normandie n’avaient jamais été traduits en français. Benjamin Subac, alias Noctuel de son nom de plume, peaufinait leur traduction depuis plus de quarante ans lorsque Jean-Paul Gunsett attira l’attention du jury du Prix Nathan Katz sur cette oeuvre.

Ce prix couronne aujourd’hui une oeuvre monumentale car Gustave Stoskopf fut non seulement le peintre de premier plan que l’on connaît mais également un dramaturge dont le succès ne s’est jamais démenti.
Les récits de "Quand j’étais gosse" restituent tel un tableau tout le charme et la nostalgie de la vie villageoise d’antan. Chaque historiette ressemble à un petit sketch ou à ces bonnes histoires que les anciens aimaient à évoquer au coin du feu ou en se retrouvant pour un "stammtisch" dans une brasserie ou une winstub.

La ronde des parapluies perdus, empruntés, remplacés, échangés ou finalement retrouvés nous remémore avec le sourire nos propres aléas dans ce domaine.

Quant au personnage de Natz repris dans plusieurs récits, il est tout simplement délectable. Un jour Natz en rencontrant le curé se met à répéter une bonne quinzaine de fois :"Bien le bonjour, Monsieur le Curé" jusqu’à ce que ce dernier excédé le traite de "maboule". Natz a alors cette réplique pour le moins épique :"...ça vous embête quand je vous dis bonjour plusieurs fois de suite. Alors qu’est-ce que ça doit embêter le Bon Dieu, qui doit sûrement être plus occupé que vous, Monsieur le Curé, quand je lui récite à la suite quarante Pater Noster !".
Tous les récits sont à l’avenant, "Le repas d’enterrement" est un morceau d’anthologie, le boucher compose son menu en jouant sur la compassion et la gourmandise, "La réconciliation" qui débouche sur une nouvelle déclaration de guerre entre deux familles est hilarante et terriblement humaine.

Chaque nouvelle est un régal, une friandise de l’âme et de l’esprit qui, à l’instar d’une tarte aux quetsches à la cannelle, d’une part de kougelhopf ou d’un verre de schnaps apporte sa touche gourmande au patrimoine culturel alsacien.

Françoise Urban-Menninger

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